Qui suis-je ?
Vous me faites l'honneur de votre visite, je me dois donc de faire quelques présentations.
Je m'appelle Christophe Bernard et je suis né dans une petite ville du sud-est de la France.
J'ai eu une enfance heureuse, cocooné par une mère attentionnée et des grands-parents omniprésents. Mon père, artisan, a beaucoup travaillé, semaine et week-end, et je ne l'ai pas beaucoup vu. Ma mère s'occupait de faire tourner le foyer. Avec un SMIC++ pour quatre, nous n'avons jamais manqué de rien.
D'un point de vue études, personne ne m'a jamais mis la pression. Mon père a obtenu le fameux "certificat d'études" de l'époque et ma mère s'est arrêtée avant le bac. J'ai fait ce que j'ai voulu, sans trop faire de plans à l'avance ni me projeter dans le futur. J'ai étudié les maths et la physique car j'aimais ça. Et je suis devenu ingénieur.
Donc jusque-là, vous me suivez : tout va bien. Pas d'enfance misérable, pas de perte d'un proche, pas de maladie grave.
Et pourtant, vers la fin de ma vingtaine, je me suis posé la question suivante : pourquoi suis-je tout le temps hyperstressé ? Pourquoi ces explosions de colère volcanique ? Pourquoi ces périodes de déprime ?
Ceci a été le début de mes introspections et ruminations. Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour m'apercevoir que je ne suis pas né optimiste de nature. Je n'ai pas la fibre "le soleil brille, les oiseaux chantent, je suis bien, tout va bien".
Ces dernières décennies ont été pour moi à la fois dures, fabuleuses, remplies de joies et de frustrations, et définitivement très structurantes. J'ai laissé de côté une profession que j'ai mis des années à bâtir pour me lancer dans un métier passion. J'ai donc surmonté mes peurs pour réaliser mon rêve.
C'est au travers de ces aventures et de ce tumulte que j'ai appris des choses. J'aimerais partager mes découvertes avec vous aujourd'hui, sans prétention aucune. Je ne suis ni psychologue, ni expert en quoi que ce soit. J'ai simplement roulé ma bosse.
J'ai toujours mes périodes de manque de motivation et de déprime (beaucoup moins). Je ne ressens quasiment plus de colères (je me surprends moi-même). Et j'arrive à apprécier la vie beaucoup plus qu'avant. Il y a de la lumière au bout du tunnel !

